
Arriver en tête du championnat sans se sentir à l'aise sur sa moto, c'est une position inconfortable que peu de pilotes gèrent bien. Le fait que Martín ait identifié un problème de base de réglages — et qu'une seule journée d'essais ait suffi à le corriger — dit quelque chose sur sa capacité à diagnostiquer rapidement ce qui ne va pas. C'est aussi un signal pour ses concurrents : un Martín qui retrouve confiance en lui-même et en son Aprilia en milieu de saison est potentiellement plus dangereux que celui qui menait le championnat en pilotant à l'instinct. La pause estivale aura finalement servi à clarifier les priorités plutôt qu'à creuser le doute.
Jorge Martín est arrivé à Silverstone sur la pointe des pieds, surpris par son statut de leader du championnat alors que ses sensations sur l'Aprilia étaient loin de le satisfaire avant la pause estiv