
Deux fois en quelques semaines, Márquez a lu la course avant qu'elle commence : partir en medium face à un poleman en tendre, prendre le trou au premier virage et ne plus lâcher. Ce n'est pas de la chance, c'est de la lecture tactique — il savait que Bezzecchi paierait son pneu tendre en fin de sprint. Ce type de maîtrise situationnelle, répétée à l'identique sur deux circuits différents, dit quelque chose sur l'état d'esprit d'un Márquez qui construit ses victoires en amont, pas dans le feu de l'action.
Le sprint du GP de Saint-Marin a offert un scénario très similaire à celui du GP d'Aragón. Marco Bezzecchi était en pole, avec le pneu tendre, devant Marc Márquez, qui a préféré le medium. L'Espagnol