
Une perte de 15 % des effectifs en cinq ans, ce n'est pas un ajustement conjoncturel — c'est une recomposition structurelle d'un secteur qui a longtemps défini l'économie allemande. Les noms cités — Volkswagen, Bosch, Continental, ZF — couvrent l'ensemble de la chaîne, du constructeur au sous-traitant, ce qui signifie que la pression ne se concentre pas sur un seul maillon mais traverse tout l'écosystème. La conjonction des droits de douane américains, du recul sur le marché chinois et de la montée en puissance des constructeurs chinois représente trois fronts simultanés, sans qu'aucun ne soit en voie de résolution rapide. Pour qui suit l'industrie automobile, cette étude EY pose une question de fond : le modèle allemand — volume, premium, motorisations complexes — est-il encore adapté au marché mondial tel qu'il se dessine aujourd'hui ?
Selon une étude EY, l'industrie automobile allemande a perdu 15 % de ses effectifs depuis 2019. Droits de douane américains, recul en Chine, concurrence des constructeurs chinois : décryptage d'une cr